La mortalité en Bourgogne-Franche-Comté : plus élevée qu’au niveau national, y compris avant 65 ans

Près de 30 100 habitants de Bourgogne-Franche-Comté sont décédés au cours de l’année 2018...

Ce nombre augmente en raison du vieillissement de la population et malgré les gains d’espérance de vie. La moitié des personnes décédées ont un âge avancé, de 85 ans ou plus.

Dans la région, la mortalité est globalement supérieure à la moyenne nationale, et tout particulièrement avant 65 ans. Avant cet âge, la mortalité est dite prématurée. Elle est élevée dans la Nièvre et l’Yonne, plus contenue en Côte-d’Or et dans le Doubs.

Les hommes décèdent plus souvent avant 65 ans que les femmes, notamment des conséquences du tabagisme.

La moitié des décès prématurés pourraient être évités par une réduction des comportements à risque et des addictions, ou par une meilleure prise en charge par le système de soins (actions de dépistage plus suivies, prise en charge plus précoce...).

Les tumeurs et les maladies de l’appareil circulatoire demeurent les principales causes tant pour les hommes que pour les femmes. Elles ont causé plus de la moitié des décès au cours de la période 2013-2015.

Le nombre de décès ne cesse d’augmenter, il est en hausse de 11 % sur 10 ans. Cette évolution, constatée également au niveau national, s’explique par le vieillissement de la population et l’arrivée de générations plus nombreuses, notamment celles du baby boom, à des âges de forte mortalité.
À l’inverse, l’âge du décès tend à reculer : l’espérance de vie à la naissance augmente sur la même durée de 2,1 ans pour les hommes et de 1,4 pour les femmes.
En 2018, l’espérance de vie des femmes de la région atteint 84,9 ans contre 78,8 pour les hommes.

Des décès avant 65 ans nombreux et souvent évitables

Près de 4 800 personnes sont décédées prématurément, c’est-à-dire avant 65 ans. Cela représente 17 % des décès de la région et concerne pour plus de la moitié des personnes ayant entre 55 et 64 ans. Les blessures et empoisonnements sont la principale cause de décès chez les moins de 40 ans. Ils sont responsables, à ces âges, de 36 % des décès et sont dus, pour les deux tiers, à des accidents routiers ou des suicides. Au-delà de 40 ans, les tumeurs deviennent la première cause de décès. Les pathologies liées à la consommation de tabac surtout, mais également de l’alcool, se développent.

 Marie-Laure Simon, Hélène Ville (Insee)

 

le 22 janvier, 2020
Connectez-vous pour commenter