Bians-les-Usiers, un projet mort dans l'oeuf

L’emplacement d’un futur élevage de 6 000 poules prévu à Bians-les-Usiers provoque le mécontentement des riverains : un Collectif a été créé et une pétition lancée...

 

Selon Le Collectif Du Val : 

"Une demande de permis de construire a été déposée en septembre dernier, sur la commune de Bians-les-Usiers, pour un bâtiment agricole neuf d’environ 85m et ayant pour but un élevage de 6 000 poules pondeuses.

Au terme d’échanges et de discussions, le « Collectif du Val » a été créé pour faire entendre son mécontentement sur l’emplacement choisi pour ce projet.

Le Collectif rappelle que ce n'est ni envers les porteurs de projet ni envers les partenaires administratifs et financiers que se tourne son action et souhaite, au travers de ce communiqué de presse, lever toute ambiguïté à ce sujet et exposer en toute clarté l'objet de son combat.

Ce collectif réunit des voisins, des riverains, des parents, des parents d’élèves, des amoureux du site et plus généralement des défenseurs du milieu environnemental. Il s’opposera à la construction de ce nouveau bâtiment ainsi que la création du parc de 6000 poules à l’emplacement prévu, à savoir entre le groupe scolaire intercommunal du val d’Usiers (Bians, Goux, Sombacour) et l’église de Bians-les-Usiers.

En effet, le Collectif considère que la construction de cet élevage, et de tout autre projet agricole, sur ce site à proximité des habitations (des habitations existantes mais aussi un lotissement datant de cette année), à proximité du récent groupe scolaire et de la cantine, à proximité également du complexe sportif - terrain de football, terrain de tennis et terrain omnisport – et, éventuellement, d’un futur Gymnase/Salle de réception serait une erreur. L’entrée des villages et la vie autour de ces lieux en seraient bien évidemment largement impactées tant les nuisances résultant de ce type d’exploitation, parmi lesquelles des nuisances olfactives, visuelles, sonores sont importantes.

Actuellement le site est réservé au pâturage de vache laitière et contribue donc à l’économie locale tout en préservant l’espace commun.

Concilier activité humaine et protection des milieux naturels est possible mais ce site-là ne le permet pas. En effet, le Collectif craint que l’élevage de ces 6000 poules dévalorise totalement le paysage actuel et le patrimoine.

Il porte également atteinte aux habitations en contre bas de l’exploitation qui souffrent déjà d’inondations lors de fortes pluies et d’orages. Et chacun sait qu’herbivores, les poules en élevages plein air sont principalement dehors, et que raffolant de l’herbe, elles mettront rapidement les sols à nu, ôtant de la sorte toute retenue naturelle par temps de pluie.

Le collectif souligne l’existence de sources d’eau (non potable à l’heure actuelle) à proximité du terrain où serait implanté le parc des poules, ce qui pose la question de l’infiltration des eaux de l’exploitation dans le sol et donc d’une éventuelle pollution de l’eau et des sols. Avec une année de sécheresse sans précédent et les probables difficultés futures d’approvisionnement en eau, nous ne pouvons pas ignorer l’importance de ces sources.

Notre position sur ce point est claire et ne souffre aucune discussion, cet emplacement n’est pas opportun pour ce type d’activité.

D’autre part, la commune de Bians-les-Usiers, avec l’accord à l’unanimité de son Conseil Municipal, a proposé à la future exploitante, un autre terrain en dehors du village pour son projet d’élevage de poules. Cette proposition n’a pas abouti car elle n’a pas souhaité retravailler son projet à un autre emplacement sur la même commune, elle n’a pas non plus souhaité présenter son projet aux habitants ni accepté de concertation afin de trouver des solutions.

L’ambition du Collectif du Val est de maintenir ce site tel qu’il est avec prochainement un futur projet de Gymnase/Salle de réception, une structure multi-accueil qui, elle, aura toute sa place entre Sombacour et Bians-les-Usiers. En effet, le Val d’usiers regroupent pas moins de 2 000 habitants et une vingtaine d’associations qui manquent cruellement d’infrastructures nécessaires à leur bon fonctionnement et, de ce fait, ne peuvent accueillir les licenciés et visiteurs de ces clubs dans de bonnes conditions.

Au vu de l’impact extrêmement négatif de ce projet à cet emplacement, le bon sens commanderait de le concevoir à un autre emplacement, ce qui permettrait aux villages concernés de conserver leur attractivité, et aux habitants de pouvoir vivre sans subir de troubles anormaux de voisinage". 

le 01 novembre, 2018
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