Sortir du virtuel vers le réel

Entre la période estivale et la rentrée étudiante, le brassage des gens dans la région est en mouvement. Alors les plateformes d’événementiel ouvrent en grand les agendas...

En terme de mixité, il existe un site web qui fait charnière, de l’idée de sorties à la  rencontre amicale brisant les barrières sociales et générationnelles : onvasortir.com (connu sous le sigle OVS) se veut être un média interactif de microsociété. Les social networks sont souvent décriés comme étant des nids d’isolement avec effets placébo. Selon les antis, cela ne mène qu’à se regarder en avatar derrière des écrans, sans visages organiques.

Des communautés entières seraient ainsi réduites à s’agréger autour d’un mur de pixels. Un espace immatériel dépositaire du quotidien. Après l’euphorie de la nouveauté au milieu des années 2000, il est désormais des personnes qui s’affairent à la « vraie vie » en y mettant seulement une dose raisonnable de temps digital, ou pas.

Une fois la place occupée par les géants, certains entrepreneurs du secteur ont cherché à outrepasser l’illusion que procure la bulle. D’utiliser le web pour donner le goût de partager les moments, mais avec la saveur du vivre-ensemble. Le meilleur exemple est celui que l’on trouve derrière un étrange acronyme : OVS. Vu comme ça, ce sigle a des consonances de programme spatial ! Que nenni ! Les trois lettres arborent un site internet des plus terriens qui soit. Au départ, son logo en atteste, il recourait à une démarche citadine.

Cependant, croiser des rassemblements de personnes réunies sous la coupe d’OnVaSortir, peut donner une petite impression extraterrestre. C’est probablement dû à une sémiologie ésotérique. Laquelle tend à induire des attitudes communes. Pour celui qui pratique régulièrement le site, reconnaître un autre membre relèverait presque du mimétisme.

Cela fonctionne sur les mêmes codifications dans toutes les localités où OVS est implanté. En effet, le site national se compartimente géographiquement. L’antenne d’OVS à Besançon couvre jusqu’à Lons-le-Saunier en passant par Dole et Pontarlier ; celle de Belfort arrose l’aire urbaine. Idem avec Dijon, Strasbourg ou ailleurs dans l’Hexagone. Le site de sorties c’est de surcroît développé à l’étranger, comme à Lausanne (Suisse) ou Alger notamment. Pour la petite histoire, à New-York OVS s’appelle Urbeez.

Bien installé dans le paysage, OVS reste un formidable outil par lequel chacun y trouve son propre intérêt social. Rompre la solitude, s’exiler de la routine domestique, se refaire un cercle par de nouveaux copinages ou tout simplement élargir son réseau de connaissances. Sur onze années d’existence, le réseau a également vu naître des amitiés durables et des couples. Tout ceci pour avoir d’abord partagé une activité, un événement en ville, une randonnée pédestre ou en raquettes, la visite d’un lieu, d’une exposition. Quelqu’un propose une sortie décrite, qu’il s’agisse d’aller prendre un verre, de se rendre au cinéma ou voir un concert dont il a entendu parler, et les utilisateurs inscrivent leur pseudonyme. Aussi, OVS est idéal pour intégrer une région inconnue en tant que touriste comme en tant que nouvel arrivant.

 

 

Fred D RICO

le 17 septembre, 2018
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