Une communauté religieuse s’installe à Chantrans

Installé au prieuré de Mouthier-Haute-Pierre pendant 18 ans, avec madame Vouillot originaire de Longeville, l’Abbé Marchiset avait réalisé ces dernières années d’importants travaux de restauration avec l’aide de fidèles et de bénévoles. Il y a trois ans, à la demande de jeunes voulant recevoir formation religieuse et sacerdotale, dans la pure tradition précédente le concile Vatican II, l’abbé Marchiset a créé sa communauté.

Devant l’ampleur des travaux au prieuré de Mouthier-Haute-Pierre, il a fallu trouver un autre lieu tout en restant proche des fidèles de la Vallée de la Loue. Afin de prendre un nouveau départ, cette communauté a choisi d’être sous la protection de Sainte-Philomène, vierge et martyre de l’Église catholique. Le potentiel d’une grande ferme en vente à Chantrans a permis de faire le pas. Le prieuré de Mouthier, quant à lui, a été acheté par l’homme d’affaires, monsieur François Guillin, très attaché à la sauvegarde de ce patrimoine d’exception dans un village qu’il affectionne. 

 

Des travaux d’envergure :

La maison de maître, en bordure de la rue principale de Chantrans, a demandé quelques travaux d’aménagement, mais le plus gros du chantier restera la transformation de l’étable attenante. En effet, cette surface de plus de 300m2, avec ses quatre murs et son imposant volume ne possède pas à son centre d’une retombée de charpente laissant donc la place pour ériger une chapelle. Celle-ci fera 18,50 mètres de long sur 8 mètres de large avec une voûte en épicéa qui s’élèvera à 9 mètres de haut et pourra recevoir les grandes orgues qui étaient déjà installées dans la crypte à Mouthier. Équipés de quelques machines, les trois moines ouvriers n’ont pas ménagé leurs efforts, car toute la démolition est maintenant terminée. Les sols ont été refaits. La phase de la construction est lancée sous la conduite de l’abbé Marchiset qui possède une formation d’architecte et plus de 40 ans d’expérience dans le bâtiment.

 

 

Une vie religieuse : 

Cette communauté fait partie du clergé régulier, elle est 

indépendante du diocèse, et suit toutefois l’office monastique des bénédictins qui partagent leur temps entre la prière et le travail.  Du travail, ces traditionalistes n’en manquent pas entre la construction et les activités de la terre. Ils ont d’ailleurs aménagé un grand potager et une serre pour subvenir à leurs besoins tout au long de l’année et si les récoltes sont suffisantes ils en proposeront à la vente. L’abbé Michel Marchiset est reconnu pour ses peintures de paysages des cités comtoises qu’il vend au bénéfice de la communauté. 

 

La communauté Sainte Philomène espère bien accueillir d’autres religieux, et à terme, quand tous les travaux seront terminés, proposer des retraites spirituelles.

 

le 05 juin, 2018
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