Œufs contaminés par le fipronil, aucun cas signalé dans le Doubs

A ce jour, aucun signalement dans le Doubs...

Le 5 août 2017, la Commission européenne a informé les autorités françaises que des lots d’œufs contaminés par le fipronil, en provenance des Pays-Bas, avaient été livrés à des établissements de fabrication d’ovoproduits de la Vienne et du Maine et Loire.

Le fipronil est un produit antiparasitaire couramment utilisé dans les produits vétérinaires pour chiens et chats, contre les puces, les tiques et les acariens. Il est par contre interdit dans le traitement des animaux destinés à la consommation. La contamination des œufs s’est faite lors de l’utilisation de produits antiparasitaires « naturels » à base de plantes, falsifiés par l’ajout de fipronil. Ces produits falsifiés sont commercialisés sous la dénomination DEGA 16 et COOPER BOOST.

Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a demandé à ses services déconcentrés de procéder à des enquêtes auprès des éleveurs de volailles de ponte, de futures pondeuses et de reproducteurs de galliformes afin de savoir s’ils avaient reçu ou utilisé l’un de ces produits. A ce jour, leur présence n’a pas été signalée dans le Doubs.

En parallèle, des investigations sont en cours auprès des établissements de conditionnement d’œufs et de fabrication d’ovoproduits du département afin de déterminer s’ils ont pu recevoir des œufs susceptibles d’être contaminés.

Les données de toxicité du fipronil sont connues : à l’état de traces, ce produit ne présente pas de risque pour la santé humaine.

Un état précis de l’évolution de la situation sera mis en ligne quotidiennement sur le site Internet du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation www.agriculture.gouv.fr

Le site du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation dispose également d’une rubrique questions-réponses sur le sujet accessible à l’adresse suivante :
http://agriculture.gouv.fr/oeufs-contamines-par-le-fipronil-questions-reponses 

Fipronil dans les œufs : la France renforce ses contrôles

Le 20 juillet dernier, les autorités belges ont informé la Commission européenne via le Réseau d'alerte européen (RASFF) que des taux élevés de fipronil avaient été mis en évidence dans des œufs et des viandes de volailles (conventionnels et bio)...

Le fipronil, produit antiparasitaire qui n'est pas autorisé dans le traitement des animaux destinés à la consommation, est en revanche couramment utilisé dans les produits vétérinaires contre les poux, les tiques et les acariens des animaux de compagnie.

Les enquêtes menées en Belgique ont démontré la présence de cette substance interdite dans un produit antiparasitaire falsifié, commercialisé sous l'appellation DEGA 16, utilisé dans les élevages de volailles.

 

Point de situation en France

Les autorités françaises n'ont pas, à ce jour, d'informations de contamination d’œufs en coquille et de viande destinés à la consommation.

Le 28 juillet un élevage du Pas de Calais a été placé sous surveillance immédiatement après le signalement par l'éleveur de l'utilisation de ce produit par son fournisseur belge. Aucun œuf issu de cet élevage n'a été mis sur le marché, les résultats des analyses en cours seront connus à la fin de la semaine.

Les autorités européennes ont informé la France le 5 août en fin d'après-midi et le 6 août, que 13 lots d’œufs contaminés en provenance des Pays Bas avaient été livrés à deux établissements de fabrication d’ovoproduits de la Vienne et du Maine et Loire entre le 11 et le 26 juillet 2017. Des investigations sont menées dans ces établissements par les services de contrôles du ministère de l'Agriculture pour évaluer la situation (les produits concernés et leur destination) et bloquer les produits incriminés à des fins d'analyses. La présence de traces de fipronil ne constitue pas en soi un risque ; seules les analyses engagées permettront de déterminer si le niveau de contamination de ces produits est susceptible de présenter un risque pour la consommation.

Les professionnels de l'amont (producteurs d’œufs) ont été informés et il leur a été demandé de vérifier leurs approvisionnements. Une réunion avec les acteurs de l'aval (collecteurs, transformateurs et distributeurs) se tient ce lundi 7 août pour faire le point sur la situation et accentuer la surveillance et l'autocontrôle.

En complément de l’analyse de risque de l’Efsa, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation saisit l’Anses pour obtenir un avis sur les risques pour la santé humaine liés à l’ingestion d’œufs ou de produits contaminés par le fipronil.

La situation sera réévaluée en temps réel en fonction des résultats de l'ensemble des investigations et analyses en cours.

le 10 août, 2017
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