Mon métier ? Maréchale-ferrante

Whitney Belin, 25 ans, est passionnée de chevaux. Son rêve était d’en faire son métier… Souhait réalisé, car elle vient de s’installer à son compte en tant que maréchale-ferrante. Elle propose ses services partout en Franche-Comté pour toutes les races de chevaux mais aussi les bovins...

 

Après un BeP Bac Pro élevage équin, elle est partie à Marseille réaliser un caP maréchallerie. au bout de deux ans d’apprentissage, elle a souhaité davantage se perfectionner en partant en Suisse réaliser un cFc de Maréchal-Ferrant. diplôme en poche, elle exerce aujourd’hui son métier avec minutie et perfectionnisme, à l’image de nos voisins helvètes. des qualités qu’elle juge indispensables pour la satisfaction de sa clientèle. aujourd’hui, le métier s’ouvre davantage aux femmes et Whitney en est fière « il n’a pas toujours été facile de s’imposer, mais une fois le travail bien fait, les aprioris retombent » explique Whitney … d’autant que pour elle, la sensibilité féminine est une vraie valeur ajoutée pour créer une relation douce avec le cheval. Mais il est vrai que c’est un métier qui demande une très bonne condition physique, compte tenu des postures, mais aussi du maintien du cheval. « avec les comtois, ce n’est pas toujours facile, mais on y arrive toujours », précise-t-elle.

Lorsqu’on a des chevaux, il faut faire intervenir le maréchal-ferrant toutes les 6 à 8 semaines pour ferrer les pieds des chevaux. ce n’est pas qu’une question d’usure des fers, mais de pousse du pied, qui peut, s’ils ne sont pas entretenus régulièrement modifier l’aplomb du cheval. Whitney s’occupe donc de retirer les anciens fers puis enlève soigneusement la corne du pied. Pour cela, elle dispose de tous les outils nécessaires dans sa camionnette aménagée, y compris une forge qui va permettre de chauffer les fers à température. elle prend les mesures sur le pied du cheval, puis sur son enclume travaille le fer à chaud pour lui donner la forme souhaitée. une fois refroidis, ils sont meulés pour un aspect esthétique, mais aussi orthopédique, car « le rolling » effectué à l’avant va permettre une meilleure bascule du pied pour le cheval et enfin, les fers seront cloués au sabot.

À regarder travailler Whitney, les gestes s’enchaînent avec rapidité et aisance, mais elle insiste : « Même si je répète sans cesse les mêmes gestes, il faut être très rigoureux et attentif, car chaque pied est différent ». il est nécessaire de faire du détail pour que le cheval soit bien … dans ses fers !

Contact : 

Belin Whitney 3 grande rue, 25330 Reugney

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  // 07-83-29-49-88

Sophie Garnier

le 25 janvier, 2017
Connectez-vous pour commenter