Les 100 ans du camp aérien de Mérey-Tarcenay-Villers

Hervé Perton, auteur de la monographie Le plateau de Montrond autrefois, nous rappelle l’existence méconnue d’un camp d’aviation créé il y a 100 ans...

 

Ne cherchez pas de traces de ce camp, il a aujourd’hui entièrement disparu. Installé sur la plaine reliant Mérey à Tarcenay, la base aérienne était pourtant bien visible de la route avec ses baraquements et ses aéroplanes de l’armée…

Tout commence durant le premier confl it mondial. En 1916, le Ministère de la Guerre décide de créer une escadrille à Tarcenay afin de sécuriser la ligne de défense de Besançon et lutter contre les incursions de l’aviation allemande, notamment de ses dirigeables. Les prairies sur lesquelles il est installé sont louées aux propriétaires sous la forme du bail. La piste est en herbe, les bâtiments de métal et de bois. Trois grands hangars servant de garages et d’ateliers de réparations sont édifiés sur la commune de Mérey ainsi que des maisons pour les logements et les locaux techniques. La piste et les zones de stationnement tiennent, quant à elles, la partie limitrophe de Villers et de Tarcenay.

La flotte aérienne de Tarcenay est commandée par le capitaine Geibel. Elle est nommée escadrille 303 DCA puis rebaptisée SPA 412 le 1er juillet 1917. Nous ne disposons plus du journal de marche qui servait de main-courante aux régiments de l’époque car les documents relatifs à son fonctionnement ont disparu lors des transferts d’archives de 1940. Cependant, grâce à un album photo réalisé par Henri Teyssier, mécanicien au camp, nous pouvons imaginer la vie quotidienne au sein de l’escadrille. Cet album personnel, racheté lors d’une vente parisienne, est composé de 90 photos originales.

En 1919, le camp est abandonné. Mais par décret du 19 septembre 1924, il est question de recréer une aire d’aviation au même endroit mais cette fois-ci, en achetant les terrains. Une procédure d’expropriation permet de réserver pour le compte de l’État, plus de 22 hectares de plaine. Des indemnisations sont prévues aux propriétaires mais elles ne sont jamais versées car le projet n’est pas concrétisé.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la zone sert de nouveau à l’aviation mais nous ne possédons aucune trace de son usage qui restera marginal. Défi nitivement abandonnés, les bâtiments du camp sont démantelés après-guerre.

En 1967, un aérodrome civil est créé non loin de là : celui de La Vèze, toujours actif à ce jour.

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le 01 juillet, 2016
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