Plus de clarté quant aux transports scolaires

Quelques petites questions après cette rentrée 2004 attisaient notre curiosité. Jean-François Longeot, Maire d’Ornans et Conseiller Général nous répond...

 

V&P : Avant d’aborder le sujet, j’ai pu remarquer, et d’autres ornanais également, qu’il existait un taxi de ville. A quoi sert-il et à qui est-il destiné ?
Mr Longeot : C’est une bonne question parce qu’il est bien que l’on éclaire les gens. Ce n’est pas du tout un taxi qui appartient à la ville d’Ornans. D’ailleurs, j’ai eu le même écho que vous et j’en ai été surpris car la Mairie n’a pas acheté de voiture. Simplement, le nouvel ambulancier, Mr Grégoire Michaël, qui a remplacé Mr Leboiteux voilà un an, a renouvelé son parc de véhicules. Et un jour, il m’a envoyé un courrier en me demandant s’il pouvait apposer le blason de la ville sur ses véhicules. Cela m’a paru bien pour la promotion de notre cité je lui ai donc répondu que je n’y voyais pas d’objection. Alors, il a effectivement mis des blasons de la ville sur ses véhicules mais ils n’appartiennent ni à la commune, ni ne sont des taxis dans Ornans. Ces automobiles sont la propriété d’un particulier qui est taxi et ambulancier.

V&P : Maintenant, s’agissant des transports scolaires, j’ai pu m’apercevoir depuis la rentrée de certains dysfonctionnements. Comment expliquez-vous qu’un pré-ado ou ado ne puisse pas bénéficier de ces transports s’il n’habite pas à moins de 3 km du Collège Pierre Vernier ? Surtout au vu du poids des sacs et des cas de scoliose que cela peut engendrer ?
Mr Longeot : Je suis à la fois très heureux de répondre à votre sollicitation et dans le même temps très embêté. Très heureux parce qu’avant le changement de majorité au Conseil Général, j’avais obtenu (et vous me parlez surtout des personnes situées dans le secteur du quartier de Nahin) de la part du Président, feu Mr Claude Girard, qu’effectivement ces gens qui habitaient à moins de 3 km puissent bénéficier des transports scolaires et notamment de la ligne ordinaire Pontarlier-Besançon. J’avais expliqué à Mr Girard que le règlement départemental était clair en matière de transport : c’est à la fois 3 km et à la fois 3 élèves. Il y a, je crois, 2,7 km  de ces quartiers au collège et donc il fallait une dérogation que Mr Girard m’avait accordé parce que, d’abord, il y avait plus de 3 élèves, beaucoup de familles et qu’enfin, c’était la ligne ordinaire, ce qui ne posait pas de problème particulier. J’ai, cette année,  essayé de renégocier et la réponse s’est avérée négative car le nouvel exécutif du Conseil Général en a décidé ainsi.

V&P : Mais que pouvez-vous répondre à toutes les familles qui ne peuvent s’organiser en fonction et trouvent cela inique ?
Mr Longeot : Ce que j’ai répondu aux familles, puisque je me suis entretenu avec au moins l’une d’entre elles, c’est de saisir officiellement le Président du Conseil Général, Mr Jeannerot, par le biais d’un courrier signé par ces familles. Ensuite, qu’un double de cette missive me soit remis afin que je relève les informations, les demandes et les requêtes auprès de Mr Jeannerot.

V&P : Au niveau de la commune, n’y a-t-il pas un moyen de remédier à ce problème en proposant, par exemple, un décret au Conseil Municipal et, si toutefois cela se fait, quand ?
Mr Longeot : Au Conseil Municipal, je n’en ai pas parlé parce qu’officiellement, je n’en ai pas été saisi et, si je suis saisi, j’en parlerai à mon Conseil. Mais, je mènerai une action plus en tant que Conseiller Général. Pourquoi ? Dans la loi de décentralisation de 1982 voulu par Mr Defferre, la compétence des transports scolaires est une compétence du Conseil Général et non pas des communes. Donc, ce n’est pas qu’en tant que Maire je ne veuille pas le faire, mais à chacun ses compétences. Et, ce serait à mon avis ridicule, si je puis dire, que la ville mette en place des transports scolaires car cela aurait un coût pour la collectivité et si un tel dispositif existait pour quelques élèves concernés, certains pourraient se dire « …je ne prendrai plus le bus du Conseil Général mais celui de la ville ». Cela mènerait à un imbroglio total. De plus, je n’aurais pas l’autorisation du Conseil Général. Ce que doivent faire les parents, c’est de réellement saisir Mr Jeannerot. C’est un homme ouvert et je pense qu’il serait sensibilisé à ce sujet et que peut-être, il donnerait des consignes, puisque la situation en vaut la peine et que de surcroît il y a un bus.

V&P : Les parents ne pourraient-ils pas payer un forfait à l’année et si non, pour quelle raison ?
Mr Longeot : Les parents pourraient toujours payer un forfait, pourquoi pas ? Mais, l’Assemblée Départementale du Conseil Général a décidé que les transports scolaires étaient gratuits. Alors, je ne vois pas pourquoi certains parents bénéficieraient de cette gratuité et d’autres non. S’il y a gratuité, ce doit être pour tout le monde. Je crois que les parents ne doivent pas suggérer le paiement parce que c’est peut-être, demain, ouvrir la porte à la suppression des transports gratuits.

V&P : Pour terminer, auriez-vous quelque chose de positif à dire à vos administrés ?

Mr Longeot : Oui, j’espère que la nouvelle entrée ouest d’Ornans convient et aussi un projet que beaucoup de monde attendait : l’ouverture de la nouvelle école. Je souhaite que les parents d’élèves, les enseignants et surtout les enfants soient satisfaits de ce nouvel établissement. Je suis heureux que les travaux de l’église se terminent.
Des dossiers sont en cours. On parle de la zone de loisirs sur laquelle on travaille, le dossier sur la restructuration de l’hôpital avance, et le Conseil Général suit de près le dossier du Musée Courbet…
Mairie d’Ornans : 03.81.62.40.30
Propos recueillis par Jérome Colantuono
le 01 novembre, 2004
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