Les Thermes de Salins-les-Bains un projet d’envergure

Le premier établissement thermal de Salins a ouvert ses portes en 1858, dans les bâtiments réhabilités de la Petite Saline, ancien site industriel de production du sel. Sa création est lié à la rencontre de deux hommes : Mr De Grimaldi qui en assuma la direction, et le docteur Germain, premier médecin salinois à se passionner pour les vertus thérapeutiques des eaux salées. Près de cent cinquante ans plus tard, la municipalité de Salins-les-Bains dessine un nouveau projet d’envergure pour son établissement thermal.

 

Le principe des eaux salées utilisées par les Thermes repose sur deux mécanismes. Le premier est lié à la capacité du sel à absorber les excès d’eau contenus dans les articulations, améliorant de fait leur souplesse. Le second mécanisme, dû à la présence d’oligo-éléments (potassium, calcium, magnésium…) entraîne un effet inhibiteur sur les neuro-récepteurs. En d’autres termes, il calme les douleurs. Ces caractéristiques répondent aux exigences des cures médicales et conviennent parfaitement à la remise en forme et à la détente !
{mosimage} Frédéric Gachet, directeur des Thermes, accompagné de son équipe de professionnels a su effectivement développer des services en adéquation avec les attentes des différents publics.
Agréé pour trois orientations thérapeutiques (rhumatologie, gynécologie et troubles du développement de l’enfant), l’établissement aura reçu cette année plus de 1900 curistes. Ce chiffre encourageant confirme l’évolution de la fréquentation de 5 à 10% enregistrée depuis 2001, et ce dans un contexte national plutôt délicat (650000 curistes en 1990 contre 505000 en 2005 au niveau national). La qualité, la personnalisation des soins et l’ambiance conviviale conjuguées aux charmes de la ville expliquent largement cette évolution. De plus, les Thermes de Salins s’ouvrent progressivement à un thermalisme de confort et de bien-être en proposant des soins à la carte (balnéothérapie et massages) et depuis le début de l’année des soins esthétiques (gommage au sel, application d’algues chaudes…). D’autre part, l’ouverture au grand public de “l’espace relaxation” composé d’une piscine d’eau salée, d’un jacuzzi, d’un sauna et d’un hammam permet à chacun de venir se détendre. Un remède idéal contre le stress et les fatigues passagères !

{mosimage} Dans la mesure où l’établissement atteint aujourd’hui sa limite de capacité d’accueil et face aux potentiels de développement pressentis, la municipalité pose sérieusement la question d’un nouvel établissement. Une première phase de réflexion a amené l’idée d’une construction à quelques centaines de mètres du bâtiment actuel, dans le Parc des Cordeliers. Ce premier choix se justifie notamment par la proximité des ressources en eau salée, ce qui permettrait de poursuivre sans entraves majeures le développement de l’établissement thermal dans les années à venir.

Les responsables politiques locaux actent le projet de façon de plus en plus précise et étudient actuellement la possibilité d’obtention du “contrat de station”. Ce dispositif, qui réunit le conseil général, le Conseil régional, l’Etat, l’Europe et les collectivités locales, représenterait un levier de financement important. Mais si beaucoup de questions restent en suspend, si les étapes préalables sont encore nombreuses, Frédéric Gachet fixe secrètement l’échéance de l’ouverture de ce nouvel établissement dans cinq ans.

L.F.
le 21 septembre, 2006
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