L’Epicentre de Durnes : création d’une formation universitaire en milieu rural.

Dernière née des écoles d’ostéopathie dans l’hexagone, l’Epicente Institut Supérieur d’Ostéopathie (E.I.S.O.) proposera dés janvier 2007 des formations spécifiques réservées aux professionnels de santé ou ostéopathes déjà en exercice ainsi que des formations à destination du grand public. Mais le cœur de son activité réside dans la formation initiale en ostéopathie qui débutera en septembre 2007. Un cursus universitaire de 6 ans réservé aux post-bac. Les fondateurs de l’institut, l’ostéopathe Alioune Diaw et le psychotérapeute psycho corporel Christian Girardet nous présentent leur projet.

Villages FM : Dans un premier temps pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste l’ostéopathie ?
Alioune Diaw : L’ostéopathie est un système de soins basé sur des techniques de manipulation qui consiste à détecter chez le patient l’ensemble des blocages et à les débloquer pour permettre la circulation des liquides dans le corps. L’ostéopathe utilise uniquement ses mains et ses organes des sens. En touchant, en écoutant le corps on arrive à détecter l’ensemble des tensions. Ce type de médecine s'intéresse non seulement aux symptômes physiques, mais aussi au style de vie, aux habitudes et à l'état global du patient.

Villages FM : Aujourd’hui, existe-t-il un diplôme reconnu en ostéopathie ?
Alioune Diaw : Actuellement, il y a ce qu’on appelle le D.O. soit Diplôme d’Ostéopathie . Ce diplôme obtenu au bout de six années d’étude est reconnu par la profession, en France comme en Europe. Les programmes de l’E.I.S.O. étant conformes aux exigences du Référentiel Professionnel des Ostéopathes, nous délivrerons le DO aux étudiants de l’E.I.S.O., leur donnant ainsi la possibilité de professer sur tout le territoire européen.

Villages FM : Pourriez-vous nous parler du contenu de cette formation ?
Alioune Diaw : Cette formation initiale comportera 3 cycles, respectivement de deux ans, trois ans et un an. Globalement, les matières scientifiques de base (la physiologie, l’anatomie, la micro-biologie…) seront assurées par des universitaires. Les matières ostéopathiques seront enseignées par des ostéopathes diplômés. La dernière année d’étude sera consacrée au travail de recherche dont l’encadrement sera assuré par des comités d’enseignants.
Durant leur cursus, les étudiants seront amenés à suivre des stages chez des confrères ostéopathes installés, dans des hôpitaux, dans des centres de santé… Ils auront également la possibilité de faire des stages à l’étranger. L’école, même jeune, a déjà signé un accord de coopération et de collaboration avec deux structures québécoises et d’autres négociations sont en cours avec les Etats-Unis ainsi que certaines facultés de médecine en France, en Europe et sur l’international.
Christian Girardet : Nous souhaitons dispenser un enseignement de qualité. Pour cette raison, nous nous limiterons à un effectif de 30 personnes par promotion. Les étudiants seront accueillis dans une école adaptée à l’enseignement de l’ostéopathie comportant une clinique, dans un cadre naturel exceptionnel. Les locaux sont actuellement en construction.

Villages FM : Il est rare de voir une formation universitaire implantée en milieu rural. Comment justifiez-vous ce choix ?
Alioune Diaw : J’ai été vétérinaire et reste très attaché au milieu rural. De plus, les écoles sont généralement closes, avec tout à l’intérieur. Nous souhaitons que l’E.I.S.O. évolue dans le cadre d’un milieu ouvert, que les gens soit en contact avec la nature, avec la vie réelle.
Christian Girardet : Nous voulons faire une ostéopathie qui prenne en compte la personne dans sa globalité. On estime que faire une formation dans un milieu clos ne peut pas favoriser les objectifs de la formation. Nous voulons que les étudiants soient en lien avec la nature : ils vont accueillir aussi bien les émotions que les problèmes physiques de la personne et il faut pour cela qu’ils soient eux-mêmes en bonne santé psychique comme physique.
Alioune Diaw : Ce pôle d’excellence en création à Durnes engendrera de l’activité (logements, besoins quotidiens…) donc aura des retombées économiques sur le secteur.

Laura Franco

 

le 01 octobre, 2006
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